dimanche 6 février 2022

Cherche locataires ...

Installation par Laurent Toquebiol et Benoit Chapot d'un nichoir à effraie des clochers dans le hangar de Benoit Chapot sur Saint-Pierre d'Amilly. A suivre !




mercredi 5 janvier 2022

les Carrés de culture

Voilà c'est fait les carrés de culture pour l'école sont semés au Prieuré ... merci à Stéphane Guibert et à la mairie qui ont rendu possible ce projet pédagogique.

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 22 décembre 2021

Retour d'expérience sur les perchoirs à rapaces

Pelotes de réjection au pied du perchoir et buse en observation de futures proies ... C'est plutôt encourageant ... à suivre !

Observation et photo/Catherine Pelletier




Observation et photo/Laurent Toquebiol


mardi 30 novembre 2021

Perchoir à rapaces et nichoir de chouette Chevêche

Durant le mois de novembre, 8 perchoirs ont été installés sur le territoire de St Pierre d’Amilly en accord avec les agriculteurs exploitants et 2 nichoirs de chouette chevêche chez des particuliers sur St Saturnin du bois. Merci à Alain Savarit et à Laurent Toquebiol pour la mise en place et aux mairies de St Pierre et St Saturnin du bois pour leur soutien. Ces nichoirs et perchoirs avaient été imaginés et construits par les membres de l’association cet été. Reste maintenant à collecter le retour d’expérience !

jeudi 22 juillet 2021

ALSH hors les murs


 
Lundi 12 juillet et jeudi 15 juillet, les enfants de l’accueil de loisirs ont pu profiter de l’intervention d’Anne Richard (www.afleurdemaree.fr/) sur Saint Saturnin du bois et de Stéphane Maisonhaute de la LPO à Saint-Pierre d'Amilly dans le cadre d’une journée « ALSH hors les murs ». 

 

De très bons moments, instructifs et ludiques, adaptés à chaque groupes d’âges.

On remercie vivement l’association de nous faire bénéficier de telles animations qui se sont parfaitement imbriquées dans notre projet pédagogique.

Johanna Boissinot 

 



LPO : Ligue de protection des oiseaux ALSH : Accueil de Loisir Sans Hébergement

mercredi 19 mai 2021

Sortie Nature, agriculture et biodiversité

Compte-rendu de la sortie du samedi 9 mai 2021

Découverte du milieu agricole et ses oiseaux sur Chabosse, commune de St Saturnin du bois, animée par deux intervenants : un agriculteur et un naturaliste.

 

                                                                           

En route à Chabosse sur les terres de Stéphane Guibert, agriculteur, pour découvrir en particulier l’Oedicnème criard appelé aussi chez nous le Courlis de terre et quelques parcelles cultivées.

Oedicnème criard©Laurent Toquebiol
De nombreux participants, par groupes, suivent la déambulation. Laurent, animateur LPO nous fait la visite. Il est plus spécialement chargé d’étudier et de protéger des oiseaux AGRICOLES de notre territoire du Pays d’Aunis. Ces volatiles sont au nombre de 10. Et ce n’est pas un hasard si nous allons et pouvons en voir.
Nous verrons 6 espèces : Oedicnèmes criards, Busards cendrés, Busard St Martin, Alouettes des champs, Fauvettes grisettes, Bruant proyer.     Nous sommes sur le fief de Bouquincand. Stéphane fait partie des agriculteurs volontaires engagés pour protéger les nids des Oedicnèmes criards, oiseaux en voie de disparition. Donc, dans sa parcelle, 4 piquets délimitent l’installation du nid du couple. Ils nichent dans les couverts bas pour observer ce qui se passe autour d’eux. L’un est guetteur, l’autre est couvreur et ils s’installent à 180° l’un de l’autre pour avoir la vision totale du champ.


Ils sont là. A l’approche d’une menace, les oedicnèmes quittent le nid. Ce sont des oiseaux mimétiques, ils se plaquent au sol. Lorsque Laurent les aperçoit, ils sont hors du nid mais pas très loin en bordure du champ. Dans le nid, 2 œufs. La couvée durera 1 mois et les petits mettront 1 mois avant de s’envoler.
Avant les o.c. vivaient dans les steppes. Ici, c’est un milieu de substitution. Ils arrivent du Maghreb en principe en mars. Certains partent et d’autres restent. Des rassemblements postnuptiaux  se regroupent dans notre secteur à Muron, Marsais, Vouhé en septembre/octobre.
Actuellement, 2 poussins d’Oedicnèmes criards sont nés à Courbuisson et sont étroitement surveillés et protégés.


Busard cendré©laurent Toquebiol
 

Au dessus des parcelles, plane pour la parade nuptiale, un busard cendré mâle. Sinon il vole plutôt bas. Et quand on le voit amorcer un grand virage, c’est qu’il va foncer sur sa proie. Les busards cendrés arrivent d’Afrique en mars.
     

 

 

Busard St Martin©Laurent Toquebiol

Un autre busard St Martin femelle se déploie un peu loin de nous et l’animateur qui le repère nous permet de le voir évoluer.


    

 

 

 

Alouette des champs©Laurent toquebiol

Les alouettes des champs que nous verrons tout au long de notre parcours, sont bien des oiseaux typiquement agricoles, ils nichent au sol dans différentes cultures. Leur population est en baisse pour plusieurs raisons : la raréfaction des insectes, la chasse, la méthanisation à cause de l’exportation des graines, des déchets, des couverts végétaux. Ce ne sont pas des oiseaux migrateurs, elles descendent seulement dans le sud de la France.alouette des champs

 

Fauvette grisette©Laurent toquebiol

Les fauvettes grisettes, nous les voyons et surtout nous les entendons (comme les pinsons). Elles vont chanter jusqu’en juillet, beaucoup la nuit et au petit matin.
     

 

 

 

 

 

Bruant proyer©Laurent Toquebiol
Un bruant proyer est aperçu. Autrefois, il était très commun en milieu rural mais il voit sa population plutôt en régression. On retrouve son habitat typique dans les paysages semi-ouverts, de milieux diversifiés avec des haies bocagères ou des bosquets. Adultes, ils consomment des graines et des petits fruits, ils donnent à leurs petits des insectes et des larves. Les couples nidifient au sol, le nid est souvent constitué de racines, d’herbes sèches, le fond du nid plein de poils ou de foin. Ce sont des oiseaux qui se mettent en évidence. Mais plus encore, le bruant proyer est une espèce BIO INDICATRICE de la QUALITE des milieux.
Quant à la découverte du milieu agricole, nous avons observé, sur une parcelle de blés durs, les effets des derniers gels de mai. Des dégâts sont visibles sur les épis en haut de la gaine et malheureusement les rendements seront  amputés des grains gelés. Ce phénomène ne s’était plus produit depuis 1995.
Sur une autre parcelle, des semis de tournesols sont juste visibles.  L’agriculteur nous précise qu’il est nécessaire qu’il fasse assez chaud pour que les tournesols lèvent vite et ne soient pas mangés par les pigeons, les ramiers ou les lièvres qui peuvent faire des ravages dans les très jeunes cultures. Les canons effaroucheurs peuvent être et sont efficaces. Le voisinage est loin d’être pour cette solution …
La parcelle de lin ravit les yeux, l’intérêt et le nouvel engouement pour cette plante sont grandissants. Cultivées depuis le néolithique en Asie du sud-ouest, elle remonte en Europe via la vallée du Nil. Après des successions de sélection, elle comprend des variétés dont la production principale est soit la fibre pour le textile ou le chanvre, soit la graine pour l’huile. Stéphane a choisi les graines oléagineuses. Le lin, par son esthétisme, sa naturalité concourent à son intérêt et son image positive. 


Texte : Catherine Barreau

Photos : Aude Simonneau

lundi 29 mars 2021

Des bénévoles pour protéger l'oedicnème criard

Formation de bénévoles de l’association pour le suivi de l’œdicnème criard sur le territoire des deux communes St Pierre d’Amilly et St Saturnin du Bois.

 

Six bénévoles ont participé la matinée du 24 mars à la formation organisée par l’association et animée par Laurent Toquebiol  membre de l’association et animateur LPO. La formation a eu lieu à St Pierre aux abords d’un champ de Benoit Chapot comprenant de jeunes pousses de féveroles sur un sol encore jonché de fanes de maïs récolté l’hiver dernier. Benoit a confirmé le retour récent de migration des œdicnèmes. Il a indiqué les deux parcelles où il a l’habitude de les voir et d’entendre leur chant caractéristique au crépuscule). L’observation à la jumelle a permis d’identifier jusqu’à 8 individus dans le champ mais rien ne peut nous dire que nous avons affaire à des couples car il n'y a pas de dimorphisme entre le mâle et la femelle...

L’enjeu est d’établir un premier état des lieux de la population de ce limicole sur le territoire des deux communes St Pierre et St Saturnin. Plus globalement, la sous-région Poitou-Charentes est considérée au niveau européen comme hébergeant une population d’oedicnème encore significative mais en déclin  qu’il convient de mieux connaître pour la protéger.

Intérêt de la présence de cet oiseau pour les agriculteurs : principalement insectivore, l’oedicnème  criard ne va pas manger les pousses végétales et devient un auxiliaire de culture à protéger.

Pour la nidification  l’oedicnème affectionne les champs assez vastes et ouverts avec une végétation basse où  il pourra dissimuler ses œufs mouchetés posés à même le sol parmi les mottes de terre, les pierres et végétaux clairsemés qui assureront un camouflage idéal (par exemple des champs avec des jeunes pousses féveroles, maïs, tournesol laissant le sol de terre et pierre bien apparent). La ponte a lieu en mars ou avril et la période de couvaison est de trois semaines. Les poussins se développent rapidement et pourront s’envoler dès le mois de juillet avant les récoltes.

La première étape consistera à inventorier les parcelles où s’établissent les oedicnèmes  au retour de leur migration (péninsule ibérique et Maroc principalement) en parcourant les chemins bordant les champs. Un passage par quinzaine sur zone (le matin avant les brumes de chaleur ou en fin de journée). On entendra le cri plaintif de l’oedicnème plus fréquemment au crépuscule. A ce stade en restant sur les chemins, on essaiera simplement à la jumelle d’estimer le nombre d’oiseaux puis de repérer les zones de nidification probables à identifier et protéger par la suite. A cet effet Laurent a distribué à chacun une carte des deux communes sur lesquelles on pourra reporter les informations collectées. Il centralisera les informations qui lui seront transmises par les observateurs qui se sont répartis comme suit :

  • St Pierre d'Amilly : Alain et Ursula
  • St Saturnin du bois : François-Xavier et François
  • Le Coudret : Marie-Claire et Jacques

L’étape suivante consistera à localiser les nids à distance (toujours depuis le bord du champ), en prenant des repère visuels (pas facile car l’oedicnème essaiera de détourner l’attention des observateurs en les aiguillant vers une zone éloignée du véritable nid).

Par la suite, et après une autre formation sur l’approche du nid qui est assez délicate (car il y a un risque de « marcher sur les œufs » tellement leur camouflage est efficace,  il s’agira de  délimiter autour des nids une zone de 4 m² environ qui sera à protéger en essayant d’obtenir le concours des agriculteurs concernés en évitant le passage d’engins jusqu’en juillet sur la zone délimitée par des piquets.

François a filmé la formation et interviewé Laurent pour le film « En quête de nature » sur les regards croisés et différents sur la nature en partage des habitants de SSDB, agriculteurs, chasseurs, randonneurs … tout au long de l’année.

En longeant les champs voisins nous avons pu observer au moins quatre gorge-bleues présents dans un champ de colza fleuri (une magnifique photo a été faite) et dans le champ voisin plusieurs couples de rouge-queues.

Pour plus d’information sur l’oedicnème voir le lien transmis par Laurent avec de magnifiques photos:

https://www.monaconatureencyclopedia.com/burhinus-oedicnemus/?lang=fr

Rappel de l’objet de la formation

Suivi de la population d'oedicnèmes criards sur des zones favorables des communes de Saint Pierre d’Amilly et Saint Saturnin du bois (17700) de mars à juillet 2021.
Laurent Toquebiol de la LPO et membre de l'association assurera le protocole de recherche et une séance de formation pour les  bénévoles.


Pourquoi ?

L'oedicnème criard est une espèce à forte valeur patrimoniale, typique des paysages agricoles français (21% environ de la population européenne) mais dont les effectifs sont incertains à l'échelle de la France et en déclin au niveau local comme le Poitou-Charentes.


Quand ?

Cette étude va se dérouler sur plusieurs années. 1 passage par mois, de mars à juillet - le matin jusqu’à midi (pour éviter les brumes de chaleur) par beau temps ou en soirée quand la luminosité le permet. Peu importe le jour. En pleine journée, ces oiseaux sont visibles mais peu actifs préférant le matin mais surtout le crépuscule.


Comment ? 

La prospection peut se faire à pied, en voiture (à faible allure pour avoir le plus de chance de les voir), à vélo. Besoin d'une paire de jumelles. Il faut absolument rester sur les routes/chemins, rester discret et ne pas rester trop longtemps en pression d'observation sur le(s) même (s) oiseau(x).


Les défis de ce suivi :

  1. Estimer les populations et les succès de reproduction
  2. Implication de bénévoles pour la découverte de cette espèce très méconnue et les prospections.
  3. Implication des agriculteurs pour ceux qui le souhaitent dans la volonté de protéger les nichées.
  4. Protection d'une espèce patrimoniale de nos campagnes, aboutissement de l'enquête (localisation de nid, comptage oeufs, baguage de jeunes (2021) …


Selon wikipedia, l'Œdicnème criard ou œdicnème eurasien, est une espèce d'oiseaux appartenant à la famille des Burhinidae. Cet oiseau limicole est également appelé « courlis de terre » car son cri ressemble à celui des courlis. Il est semi-nocturne et donc souvent difficile à repérer de jour.
Nom scientifique : Burhinus oedicnemus
Statut de conservation : Préoccupation mineure (En diminution) Encyclopédie de la Vie
Classification supérieure : Burhinus
Poids : 460 g (Adulte) Encyclopédie de la Vie
Rang : Espèce
Famille : Burhinidae

Jacques Marchand